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Culture à l’université

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Culture à l’université / Une convention a été signée par deux ministres du gouvernement pour intégrer davantage de culture dans le cursus universitaire.

Davantage de culture à l’université

12 juillet 2013 LIBERATION
Culture à l'université

Culture à l’université / Une convention a été signée par deux ministres du gouvernement pour intégrer davantage de culture dans le cursus universitaire.

«L’université a trop longtemps été le continent noir des pratiques  
artistiques et culturelles». C’est en ces termes que la ministre de la Culture et de la Communication Aurélie Filippetti a ouvert ce matin le Forum d’Avignon, après avoir signé avec sa collègue de l’Enseignement Supérieur, Geneviève Fioraso, la convention «Université, lieu de culture».

Faire des universités des espaces de vie et non plus seulement des lieux de passage dédiés aux enseignements, tel est le leitmotiv des Présidents d’Universités qui ont cosigné cette convention. «La culture crée et renforce le sentiment d’appartenance des étudiants à leur université», rappelle Aurélie Filippetti. Elle voit dans ce document un moyen de lutter contre les inégalités sociales et une occasion de placer les étudiants au cœur des préoccupations des institutions culturelles.

C’est autour de ce constat qu’ont débattu les deux ministres, ainsi qu’Emmanuel Ethis, Président de l’Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse, et Valérie Pécresse (UMP), qui était ministre de l’Enseignement Supérieur sous le gouvernement Sarkozy. Au chapitre des mesures concrètes et des ententes droite-gauche, l’ancienne ministre et Aurélie Filippetti sont tombées d’accord sur le projet d’implanter des résidences d’artistes au sein des universités.

«Que pourrait être un campus à la française ?», lance un étudiant, mettant en question tout le modèle de l’université française. Car si elle en porte la paternité historique, la France a cessé d’être un pays d’universités en entrant dans la modernité. Selon une double logique
de ségrégation et de spécialisation rappelée par Emmanuel Ethis, elle
n’a eu de cesse d’ouvrir des filières d’exception : Polytechnique, Ponts et chaussées, ENS, ENA, HEC, EHESS, mais aussi Conservatoires, Beaux-Arts, écoles d’architecture, partageant un même passage ritualisé par l’antichambre des classes prépas. Et Geneviève Fioraso de rappeler que l’université post-68 a ajouté un facteur spatial à cette équation du contournement en implantant les campus à distance des centre-villes,«par peur des manifestations».

Après qu’Emmanuel Ethis ait conclu son propos introductif par un hommage à la figure d’enseignante débridée, campée par Cameron Diaz dans Bad Teacher, Valérie Pécresse a évoqué Hollywood comme un instrument efficace de promotion des campus américains. Les intervenants se sont risqués à dessiner les contours de ce que pourrait être l’avenir du campus à la française. Geneviève Fioraso a fait valoir l’impératif de décloisonnement social de l’enseignement supérieur et d’accompagnement des catégories les plus fragiles.

Valérie Pécresse a par ailleurs décrit une université «enclavée, statutairement rigide et trop distante des milieux économiques». Réponse d’Emmanuel Ethis, en tirant une lettre de l’acronyme LRU : la«responsabilité» sociale de l’université.

 

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